• Récession et austérité : une autre voie est possible

    By Ségolène Royal

    - Cristina Kirchner & Lula - @wikipedia

    Je tiens à saluer chaleureusement la brillante victoire de Cristina Kirchner à l'élection présidentielle argentine. Ce beau succès – près de 54 % des voix dès le premier tour - montre le fort soutien populaire apporté à une dirigeante énergique et, plus largement, à une politique volontariste qui a su redresser un pays en faillite en s'affranchissant des dogmes destructeurs du néo-libéralisme et des recettes contre-productives du FMI.
    J'étais à Buenos Aires en octobre 2007, pour la première campagne de la présidente argentine. Lors du long entretien que nous avions eu à la Casa Rosada, elle m'avait exposé les axes de la politique qu'elle s'apprêtait à conduire pour consolider et approfondir l'oeuvre dont Nestor Kirchner, alors président sortant, avait été l'artisan résolu et talentueux. Conviée à la soirée qui fêtait, quelques jours plus tard, sa victoire, j'avais pris la mesure de l'espérance retrouvée par un peuple qui touchait, cinq ans plus tôt, le fond du désespoir.

    A l'heure où des remèdes qui aggravent ses maux ont mis la Grèce à genoux et où l'Europe en vient bien tard à esquisser une restructuration partielle de sa dette, il est intéressant de rappeler comment l'Argentine, plongée dans un immense chaos il y a tout juste dix ans, a choisi une tout autre voie pour redresser ses finances et relancer son économie sans oublier la justice sociale.

    Acte I : le néo-libéralisme, c'est la ruine

    C'est la dictature militaire, au pouvoir à partir de 1976, qui a amorcé une  libéralisation et une financiarisation brutales de l'économie argentine, comme le faisaient au Chili, depuis 1973, Pinochet et ses « Chicago boys ». Le rétablissement de la démocratie en 1983 n'a pas inversé cette tendance. L'idéologie du « consensus de Washington », dont le président Lula m'a souvent décrit les ravages, dictait alors sa loi à toute l'Amérique latine : privatisations à tout va, délégitimation du rôle de l'Etat, réduction drastique des budgets sociaux, destruction des services publics, il n'y en avait que pour le marché, censé répondre à tout, et pour l'enrichissement des plus riches, censé un jour bénéficier à tous. Toujours plus d'ajustements structurels préconisés par le FMI : le résultat fut un désastre.

    Dans les années 90, l'Argentine est exsangue, les plans du FMI échouent les uns après les autres et, au bout de 4 ans de récession, c'est la débâcle économique, financière et sociale. L'obsession exclusive de la réduction du déficit budgétaire a totalement asphyxié l'économie et alourdi la dette dans des proportions telles que le pays est en cessation de paiement et doit dévaluer en catastrophe.

    Tout s'écroule à l'époque : plus de la moitié des Argentins plongent dans la plus extrême pauvreté ; les classes moyennes subissent un déclassement massif ; le chômage atteint 25 % ; partout les entreprises font faillite ; on en revient au troc ; les super-marchés sont pillés par des foules en colère ; de violentes manifestations font près d'une quarantaine de morts.
    En 2002, le PIB plonge de 10,9%. Aux dirigeants politiques irresponsables et impuissants qui les ont conduits à la ruine, les Argentins crient : « Qu'ils s'en aillent tous ! ». En quelques jours, le pays change cinq fois de Président !

    Acte II : « De l'enfer au purgatoire » avec Nestor Kirchner

    Nestor Kirchner, alors peu connu, est élu de justesse en 2003 Président de la République. Il promet d'arracher le pays « à l'enfer »pour le mener « au purgatoire ». Il fera mieux, réglant la crise, remettant l'Argentine sur de bons rails et lui redonnant l'espoir.

    Sa politique prend l'exact contre-pied de celle qui a ravagé son pays. Il réaffirme le rôle de la volonté en politique et de l'Etat dans l'économie. Il lie solidement ensemble assainissement financier et développement des protections sociales, reconstruction de l'offre industrielle et soutien de la demande populaire.

    Il négocie avec fermeté et ténacité une restructuration radicale de la dette argentine, avec une décote de 75%, finalement acceptée en 2005 puis en 2010 pour près de 93 % de son montant total.

    Les marchés l'ont saumâtre et, aujourd'hui encore, l'Argentine n'y a toujours pas accès car il lui reste deux contentieux à régler : sa dette auprès du Club de Paris (6,7 milliards de dollars hors intérêts) et le désintéressement d'un petit reliquat de créanciers privés qui ont refusé la restructuration (à commencer par le hedge fund américain Elliott Associate, un fonds vautour qui a racheté à bas prix les créances en circulation et dépense des millions de dollars pour que ses avocats multiplient les procédures juridiques). Mais la croissance revient (8% en moyenne) et l'Argentine se finance grâce au boom de ses exportations agro-alimentaires qui remplissent les caisses de l'Etat. Ses politiques de soutien de l'emploi et de la consommation s'avèrent des dépenses  productives et fiscalement rentables.

    En 2006, le pays s'offre le luxe de rembourser d'un coup sa dette contractée auprès du FMI (9,5 milliards de dollars). Le gouvernement argentin déclare qu'il n'est plus question que les responsables de la catastrophe de 2001-2002 fourrent à nouveau leur nez dans la conduite des affaires publiques.

    Un exemple parmi d'autres : pour enrayer la paupérisation massive de la population argentine et la croissance du nombre des sans-abris, le gouvernement décide de proroger les hypothèques des résidences principales des petits et moyens propriétaires étranglés par des crédits immobiliers auxquels, tant que la crise dure, ils ne peuvent plus faire face. Le FMI s'indigne, crie à la violation des contrats et des sacro-saints principes du marché. Nestor Kirchner tient bon.

    Même chose avec les dépenses publiques, conçues comme un outil de sortie de crise et de relance de la croissance, à l'inverse des préconisations du FMI.
    Roberto Lavigna, ancien Ministre qui fut, aux côtés de Nestor Kirchner, l'un des acteurs majeurs de la mise en oeuvre du « modèle argentin », s'étonne aujourd'hui que l'Europe et le FMI enfoncent la Grèce à coups de plans de rigueur dévastateurs et n'aient pas tiré les leçons de ce qui a marché en Argentine : « sans consommation, dit-il, une économie ne croît pas. Ces programmes d'ajustement sont totalement inutiles : ils réduisent la demande alors qu'en récession, le problème est justement que la demande est insuffisante. C'est une erreur fondamentale qu'avait commise le FMI chez nous et qu'il continue de commettre ». Remarque de bon sens.

    Elu en 2003 avec seulement 22 % des voix, Nestor Kirchner quitte le pouvoir en 2007 avec un taux de popularité supérieur à 70 % et la reconnaissance du peuple argentin pour l'efficacité d'un dirigeant politique qui a su prendre ses responsabilités pour sauver le pays.

    Acte III : La détermination d'un Etat volontariste

    Cristina Kirchner a combattu avec vigueur, dans les années 90, les orientations libérales et les privatisations maffieuses du gouvernement Menem.
    Durant son premier mandat, elle a poursuivi avec poigne dans la voie ouverte par Nestor Kirchner.

    L'intervention de l'Etat a été maintenue sur les prix des transports, de l'énergie et des produits alimentaires de première nécessité. Cristina Kirchner est revenue sur la privatisation des retraites, réalisée en 1994, et a étendu à 3 millions supplémentaires d'Argentins le bénéfice des pensions nationalisées en 2008.
    Elle a créé une Allocation universelle versée aux familles pauvres sous condition de scolarisation des enfants. Cette cousine des «bolsas familia » mises en place au Brésil par Lula a permis à des millions de familles de sortir de l'indigence tout en investissant dans l'éducation de base en milieu populaire.
    Elle a approfondi le soutien de l'Etat à la réindustrialisation du pays et n'a pas craint de braver le reproche de « protectionnisme » en étendant la liste des secteurs où les importations doivent être rigoureusement équilibrées par des exportations ou par des investissements dans le pays.

    En présentant, en février dernier, son Plan stratégique industriel 2020, Cristina Kirchner n'a pas mâché ses morts : « le libre-échange n'existe nulle part » (sauf en Europe où la naïveté est de mise, aurait-elle pu dire...). Il est justifié, estime-t-elle, que l'Argentine protège son industrie et ses emplois. Objectif pour son deuxième mandat : faire baisser les importations de 45 % et créer 1,5 million d'emplois. Après tout, rappelle-t-elle, les Etats-Unis pratiquent depuis le New Deal des années 30 un efficace Buy American Act (« acheter américain »). L'OMC et l'Union européenne tordent le nez. Le Brésil – qui, lui aussi, se protège – fait la moue. Mais Electrolux et nombre de constructeurs automobiles implantés ailleurs s'établissent en Argentine car c'est la condition d'accès à ce marché redevenu solvable.

    Cristina Kirchner : un courage politique qui ne recule pas devant les bras de fer avec de puissants intérêts


    Cristina Kirchner a une qualité éminente : le courage politique. Certains lui reprochent d'aller durement au conflit mais les Argentins ont trop cher payé l'impuissance de gouvernants qui ne gouvernaient plus pour lui en tenir durablement rigueur.

    C'est en tout cas la leçon que je tire de l'affrontement sévère qui l'a opposée, en 2008, au puissant secteur agro-alimentaire, alors vent debout contre son projet d'augmenter de 10% les taxes à l'exportation du soja.

    Le soja (hélas majoritairement transgénique) est la locomotive des exportations argentines. Le pays en est le 3ème producteur mondial et le 1er exportateur pour ce qui concerne les produits dérivés (huiles, farines), au point qu'on parle de « sojafication » de l'économie argentine, ce qui est oublier que l'Argentine est, entre autres performances, le n°2 mondial du maïs et le n°5 pour le blé. La demande chinoise tire la croissance et l'envol des cours des matières premières fournit d'abondantes recettes fiscales qui permettent de rembourser la dette, d'équilibrer les comptes publics et de financer les programmes sociaux.
    Mais les grands propriétaires, rejoints par de plus petits, se sont dressés contre le projet d'alourdissement de la fiscalité des exportations. Ils ont organisé la pénurie. Leurs camions ont bloqué l'entrée des denrées alimentaires dans les villes, poussant les classes moyennes exaspérées à manifester en tapant sur des casseroles. Après avoir longtemps tenu tête aux rois de l'agro-business, Cristina Kirchner a finalement jeté l'éponge devant les risques de paralysie du pays. Elle n'a pas remporté cette épreuve de force mais montré qu'elle avait du caractère et ne craignait pas d'affronter une impopularité momentanée.

    Elle a, en revanche, remporté ensuite un autre bras de fer : avec la Banque centrale d'Argentine dont elle a limogé le patron car il refusait d'appliquer un décret présidentiel lui enjoignant de mettre à la disposition de l'exécutif 6,5 milliards de dollars, pris sur les abondantes réserves de la Banque (45 milliards de dollars) pour contribuer au paiement de la dette 2010. Le débat s'est focalisé sur l'indépendance de la Banque centrale, garantie par la Constitution, et s'est soldé par une victoire juridique et politique de la Présidente qui a tenu bon sans se laisser impressionner par l'establishment financier.

    Parmi les projets de sa nouvelle mandature, un autre bras de fer se profile : contre la poignée de monopoles qui contrôlent la quasi totalité de la presse écrite et de l'audiovisuel, en vertu d'une loi datant de la dictature.
    J'avais été frappée, en 2007, par la tonalité agressivement conservatrice des principaux medias argentins. Une nouvelle loi favorisant le pluralisme serait, pour la démocratie argentine, une bonne chose.

    L'alliance des forces vives de la nation

    En 2008, après « la crise du campo », on a dit Cristina Kirchner affaiblie.
    En 2009, elle a perdu la majorité au Parlement.
    La mort de Nestor Kirchner, en octobre 2010, a suscité une immense émotion en Argentine. Cristina, veuve courage, en a bénéficié mais elle a aussi administré la preuve qu'en dépit de son chagrin, elle était une femme à poigne capable de tenir fermement les rênes de son pays.

    Son succès aux primaires d'août dernier (50,07 % des voix dès le premier tour) puis à l'élection présidentielle, à l'occasion de laquelle elle a également retrouvé sa majorité à la Chambre des députés et au Sénat, montre la forte approbation de son action dans les milieux populaires mais aussi les classes moyennes qui sont, en Argentine, les plus développées de l'Amérique du sud.
    Elle a su rallier l'intelligentsia initialement méfiante.
    Les entrepreneurs lui savent gré de défendre ardemment les intérêts de l'industrie argentine.
    La jeunesse s'est beaucoup mobilisée dans cette campagne, notamment avec le mouvement La Campora. Cristina Kirchner, en dépit des résistance des notables plus âgés, a su imposer dans les élections locales et législatives ainsi qu'aux postes-clefs des entreprises publiques une nouvelle génération motivée.

    Ombres et lumières du « kirchnérisme »


    Bien sûr, il ne s'agit pas de faire de ce qu'on appelle désormais le « kirchnérisme » un exemple dans tous les domaines.
    La corruption et le clientélisme continuent de marquer les moeurs politiques argentines (mais, en France, nos actuels dirigeants n'ont, hélas, guère de leçons à donner sur ce plan...). L'inflation, sous-évaluée par le gouvernement, ronge les gains de pouvoir d'achat qu'apporte l'augmentation régulière des salaires et des retraites, atténuant les effets d'une forte redistribution sociale. Le chômage, sous les mandats de Nestor et de Cristina Kirchner, a fortement reculé (7 % selon les chiffres officiels) mais la pauvreté règne encore dans les « villas miserias », les bidonvilles argentins,même si les politiques sociales ont amélioré la vie des plus pauvres et le travail informel, sans droits ni protection, reste très développé.

    Mais le pays peut être fier de ses résultats et le sentiment y est très largement partagé que le gouvernement se soucie effectivement du mieux-être du peuple argentin dans toutes ses composantes.

     

    L'Argentine a peu souffert de la crise financière de 2008 mais une récession mondiale serait, pour son économie, un risque majeur.
    Paradis des OGM et d'une agriculture intensive insensible aux enjeux environnementaux, l'Argentine a encore bien du chemin à faire pour relever le défi écologique.
    De même, si les mesures de protection des emplois industriels et de l'équilibre de sa balance commerciale sont légitimes, elles ne sauraient dispenser d'un effort de compétitivité garant d'une prospérité durable si les fruits en sont équitablement partagés.
    Enfin, le caractère très présidentialiste du régime argentin et la tradition bonapartiste du péronisme, fût-il de gauche, font de la démocratie argentine un système évidemment perfectible. Le pluralisme syndical peine encore à être pleinement reconnu, comme me l'avaient déjà expliqué en 2007 les dirigeants de la CTA, la Centrale des Travailleurs argentins, que j'avais rencontrés et qui s'efforcent de bâtir un syndicalisme indépendant, à côté de la puissante et corporatiste CGT péroniste.

    Je tiens cependant à souligner que, durant leurs deux mandats, Nestor puis Cristina Kirchner ont su faire preuve d'audace démocratique. En particulier en annulant la loi qui amnistiait les tortionnaires de la dictature et en permettant l'ouverture de centaines de procès, y compris contre les plus hauts dignitaires de la hiérarchie militaire.
    Et en faisant de l'Argentine le premier pays d'Amérique latine à légaliser le mariage homosexuel.

    La preuve qu'une autre voie est possible : changer les règles du jeu


    Mais leur apport majeur, d'une actualité brûlante à la lumière du sort fait à la Grèce, reste d'avoir administré la preuve qu'une autre voie est possible que le cercle vicieux de l'austérité et de la récession.
    A condition que des dirigeants clairvoyants et énergiques décident de s'affranchir des conformismes de la pensée économique dominante et prennent les moyens de changer les règles du jeu.
    A condition que l'Etat joue pleinement son rôle de stratège et de pilote  des politiques publiques.
    A condition  de ne pas opposer assainissement financier et investissement social.
    A condition de faire du renforcement des sécurités humaines l'un des leviers de la sortie de crise.
    A condition aussi de miser aussi, pour construire un nouvel avenir, sur les enseignants et les chercheurs qui avaient, en Argentine, été délaissés durant des décennies.

    La restructuration de la dette argentine (un héritage de 132 milliards de dollars de dette publique extérieure !), la plus importante de l'histoire économique moderne, était un acte courageux, radical et nécessaire.
    Paul Krugman, Prix Nobel d'économie, recommandait cet été dans le New York Times de s'en inspirer pour organiser un défaut maîtrisé en Grèce.

    Roberto Lavigna, ancien Ministre argentin de l'économie, n'a cessé d'affirmer, fort de l'expérience de son pays, qu'il fallait restructurer la dette grecque afin que le pays, tout en restant dans la zone euro, dégage des ressources pour améliorer sa compétitivité et pour arracher son peuple à la paupérisation programmée par les cures d'austérité qui lui sont infligées. Que de temps perdu pour y venir partiellement aujourd'hui, à reculons, à petits pas, toujours avec un temps de retard !

    Mais le succès financier, économique et social de la restructuration de la dette argentine tient aux politiques publiques conduites par Nestor et Cristina Kirchner qui en ont fait un outil de reconquête de la souveraineté nationale, de relance de la croissance industrielle et de la consommation populaire, d'amélioration des protections collectives. A l'opposé du surcroît de privatisations, de rigueur et de mise sous tutelle que l'Europe et le FMI imposent aujourd'hui aux Grecs.

    Bien sûr, la Grèce n'est pas l'Argentine qui a pu profiter de l'envol des cours des matières premières pour doper sa croissance et remplir les caisses de l'Etat. Mais cela n'en rend que plus nécessaire encore le volontarisme politique et économique que l'Europe devrait épauler au lieu d'exiger toujours plus de docilité à ses injonctions tirées d'un modèle qui a partout fait faillite et dictées par un système financier à l'arrogance sans limite.

    Le « retour des caravelles »


    L'Europe serait bien inspirée de regarder davantage ce qu'ont réussi des pays comme l'Argentine et le Brésil dans une Amérique latine qui s'enracine à gauche comme l'ont montré, ces dernières années, l'écrasante majorité des élections présidentielles : non seulement les argentines et les brésiliennes, mais également celles de l'Equateur, du Salvador, du Pérou, de la Bolivie, de l'Uruguay et d'ailleurs.
    Quelles que soient les spécificités des contextes nationaux ou les histoires particulières des dirigeants et des dirigeantes élu(e)s, c'est la réponse de gauche qui apparaît la plus juste, la plus efficace et la plus crédible.

    Le temps est venu du « retour des caravelles », comme disent nos amis brésiliens.
    Autrement dit : le temps est venu, pour notre chère et vieille Europe, de cesser de recycler des recettes qui ne marchent pas et de puiser une partie de son inspiration dans ce qui fait ses preuves de l'autre côté de l'Océan.

    La bonne nouvelle de l'élection de Cristina Kirchner, c'est que les peuples ne s'y trompent pas et que, face à des dirigeants politiquement déterminés, les petits télégraphistes des banquiers ne font pas le poids.

     

    Ségolène Royal
     
     

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