Jusqu'à présent, la loi n'autorisait l'avortement qu'en cas de viol (12 semaines), de malformations du fœtus (22 semaines) ou de "danger pour la santé physique ou psychologique de la mère" (sans limitation de temps). L'immense majorité des avortements réalisés en Espagne étaient pratiqués pour "risque psychologique". Un entretien avec un spécialiste était dans ce cas nécessaire pour avorter. Selon les médias espagnols, certains médecins auraient accepté de faire passer des patientes pour "fragiles psychologiquement" afin de les laisser interrompre leur grossesse, parfois contre rémunération. Quelque 115 000 avortements ont eu lieu en Espagne en 2008, selon le ministère de la santé espagnol.