Les membres de l'Organisation de développement des femmes se sont engagées mercredi à l'abstinence sexuelle pendant une semaine pour protester contre les différends entre le Premier ministre Raila Odinga et le président Mwai Kibaki. Elles espèrent convaincre les deux hommes d'agir contre la pauvreté plutôt que de se quereller sur des questions de protocole.
Ida Odinga a indiqué jeudi qu'elle soutenait ce mouvement et qu'elle y prendrait «définitivement» part.
Raila Odinga, le premier ministre et Mwai Kibaki sont tenus de collaborer au sein d'une coalition gouvernementale délicate prévue par l'accord qui a mis fin à plusieurs semaines de violences post-électorales l'année dernière.
Et du côté de ces messieurs? De la colère. Interrogés par nos confrères de France 2, certains affirmaient que la vie intime était un droit absolu. Certes. Comme celui de vivre en paix...
Au Kenya, il y a une possible reprise des hostilités sociales et les femmes en ont assez... Ainsi, des milliers de femmes ont tenté de voir quel type d'action elles pouvaient entreprendre pour se faire entendre... Après avoir bien réfléchi, elles sont parties du principe que le sexe est ce qui réunit tout le monde, jeunes et vieux, riches et pauvres... Pas bête comme raisonnement ! Alors, elles se sont réunies grâce à des groupes défendant les droits des femmes pour faire le boycott du sexe durant une semaine, espérant ainsi que « leurs hommes » seront fatigués et feront pression sur le gouvernement pour qu'il travaille enfin à restaurer la paix sociale.
Onze groupes de femmes participent donc à cette grève du sexe, une action complètement novatrice et inédite dans le monde. Les épouses du Président Mwai Kibaki et du Premier Ministre Raila Odinga sont aussi concernées et elles vont priver leurs augustes époux d'ébats sexuels.
Dans la rue, pour certains hommes, c'était la stupéfaction voire même la colère... D'aucuns disaient déjà qu'ils allaient se consoler dans les bras des prostituées mais... Pas folles les guêpes ! Les femmes kényanes les avaient précédés en payant par-ci par-là les prostituées pour qu'elles fassent grève elles aussi...
... Comment disait-on il y a quelques années ? Ah oui, c'est ça... « Faites l'amour pas la guerre ! »...
Bien vu Mesdames !