"Cette disparition montre que la Fonction publique n'est plus vue que sous l'angle macro-économique, uniquement sous la forme de contraintes financières et comptables (...) les effectifs de fonctionnaires devenant une simple variable d'ajustement", a ajouté M. Canon.
"Nous n'avons plus d'interlocuteur. Il nous paraît difficile pour un seul ministre d'avoir à la fois le budget, les comptes publics, la Fonction publique et la Réforme de l'Etat", a réagi Brigitte Jumel, secrétaire générale des fonctionnaires CFDT.
"C'est maintenant vraiment le Budget qui pilote maintenant toute la réflexion sur la fonction publique et le service public", ajouté Mme Jumel.
Cette décision "implique une conception dangereuse de l'organisation de l'Etat où les valeurs et les principes de la fonction publique ne seront plus portés par un ministre spécifique mais risquent d'être subordonnés uniquement aux choix budgétaires", estime la FSU dans un communiqué.
"Dans une période où la Fonction publique est attaquée de toutes parts dans ses fondements mêmes, la FSU exprime sa plus vive inquiétude face à la situation ainsi créée en catimini", conclut le communiqué.
L'Union syndicale solidaires estime elle que l'absence de Secrétariat d'Etat "ne peut que conforter" son analyse "d'une vision idéologique de la politique" qui "se traduit notamment par les lois et réorganisations programmées (comme la loi sur la mobilité) oeuvrant au dynamitage de la Fonction publique".
La CFTC souhaite de son côté que cette suppression, qu'elle "regrette", ne "traduise pas un moindre intérêt pour les questions touchant à la fonction publique".
La CGT est le premier syndicat, avec 23,4% des voix dans l'ensemble des trois fonctions publiques (d'Etat, hospitalière et territoriale) devant la CFDT (17,4%), FO (17,1%), l'Unsa (12,5%), la FSU (11,1%), essentiellement présente dans l'enseignement, Solidaires (7,2%) et la CFTC (3,3%).
Source : Sauvons l'école publique