Son incompréhension et sa colère devant sa situation restent intactes. Il est diplômé, il est en France depuis 2003, depuis plus de cinq ans, il a étudié, il a travaillé, un poste d'agent contractuel de droit public l'attend après sa réussite à un concours, il a payé des impôts, cotisé... En toute honnêteté. Son sentiment est d'avoir été traité de manière injuste et à la va-vite avec cet ordre de quitter le territoire donné à la défaveur d'un contrôle de police. Alors même que sa demande d'admission exceptionnelle de séjour pour salarié étranger était en cours d'instruction à la préfecture. <script type="text/javascript"> </script>
Son choix place à présent Mahawa Sassouna Ndour dans la clandestinité. De fait, le courant de sympathie dont il a bénéficié de la part des associations, de proches, de parents d'élèves de l'école de sa fille ne va plus pouvoir s'exprimer de la même manière. Cette opposition entre le devoir d'humanité, l'envie de se montrer solidaire et l'interdiction légale d'aider un homme "hors la loi" a fait débat il n'y a pas si longtemps. C'était il y a tout juste un an, la polémique avait pris une dimension nationale, au moment de la sortie du film "Welcome".
Pour autant, la situation de sa femme, Fatou Beye, 35 ans, épousée à Jacob-Bellecombette en 2005, et de leur fille, née en 2007, va devenir un nouvel enjeu de la mobilisation pour la régularisation de cette famille. Fatou Beye se trouve, en effet, dans la même situation que son mari, sans titre de séjour. Elle n'a plus la possibilité de travailler.
Une famille qui ne colle pas à l'image de l'immigration "subie" montrée du doigt pas les politiques...
SOURCE : Ledauphine.com