La Marseillaise n'était pas seulement l’hymne français. Comme chant révolutionnaire de la première heure, il a été repris et adopté par nombre de révolutionnaires sur tous les continents.
Une adaptation en russe, la Marseillaise des Travailleurs, publiée en 1875, fut même réalisée par le révolutionnaire Piotr Lavrovitch Lavrov. Vers 1900, ceux qui la chantaient en public en Russie étaient arrêtés par la police. Ce qui explique qu'après la Révolution d'Octobre, les bolcheviks l'adoptent pour hymne en 1917, avant de reprendre un autre chant révolutionnaire français : L'Internationale. En avril 1917, lorsque Lénine retourne en Russie, il est accueilli à Pétrograd au son de la Marseillaise. L'Internationale a cependant tendance à remplacer La Marseillaise chez les révolutionnaires d'extrême-gauche, parce qu'en devenant l'hymne national français, celle-ci est maintenant associée au pouvoir étatique de la France.
En 1931, à l'avènement de la Seconde République espagnole, certains Espagnols ne connaissant pas leur nouvel hymne (Himno de Riego), accueillirent le nouveau régime en chantant La Marseillaise, dans une version espagnole ou catalane.
Durant la Seconde Guerre mondiale, la loge Liberté chérie, créée dans les camps de concentration nazis, tire son nom de cet hymne des combattants de la liberté.
Arsène Wenger ayant été entraîneur de l'équipe de football Nagoya Grampus, de Nagoya (Japon), et lui ayant fait gagner la Coupe du Japon de football, les supporters de cette équipe encouragent encore aujourd'hui leur équipe sur l'air de La Marseillaise.
Le carillon à l'hôtel de ville de Cham en Bavière sonne La Marseillaise pour commémorer son fils Maréchal Luckner.
La Marseillaise, version CLASSIQUE by Roberto Alagna
La Marseillaise A CAPELLA by Poetic Lovers
